dimanche 30 décembre 2012

Descendre des Vickings !

En bon normand je me suis toujours dis que je devais descendre de ces valeureux guerriers que sont les Vickings.

C'est chose faite par le biais de mon ancêtre Catherine des Noyers.

Catherine est née vers 1604 dans le Calvados, certainement à Béneauville, elle s'y est mariée le 24 Septembre 1624 avec Honnête Homme Gabriel Bompain.


Dans cet acte de mariage on lit que Catherine des Noyers est la fille naturelle (née hors mariage) de Noble Jacques Le Bourgeois, Seigneur et Patron de la paroisse de Billy, Seigneur de Béneauville et du Torp, Conseiller du Roi au siège Présidial de Caen. Jacques fut député en 1620 pour le Roi Louis XIII par délibration commune de la ville de Caen pour supplier sa Majesté au nom des habitants.

La famille Le Bourgeois porte les armes suivantes:

 


C'est à partir de cette branche noble Normande que j'ai pu remonter vers les Vickings:

Rollon de NORMANDIE, Fondateur du duché Normand , Ier Duc de Normandie, 860-931
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Guillaume Ier Longue Epée de NORMANDIE, Duc de Normandie Comte (Jarl en Scandinave) des Normands de la Seine 900-942
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Richard Ier Sans Peur de NORMANDIE, Duc de Normandie 933-996
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Richard II Le Bon de NORMANDIE, Duc de Normandie
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Robert II Le Magnifique de NORMANDIE, Duc de Normandie Comte d'Exmes ca 1008-1035
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Adèle de NORMANDIE, Comtesse d'Aumale ca 1029-
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Etienne II de TROYES, Comte de Blois , d'Aumale, Seigneur d'Holderness 1061-1127
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Béatrix de TROYES 1120-
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Agnès de PICQUIGNY 1135-
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Éléonore de BAILLEUL 1165-
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Aleaume de FONTAINES †1274
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Wautier de FONTAINES
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Michel de FONTAINES †1318
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Catherine de FONTAINES
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Jeanne d'AIGNEAUX
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Gilette de NOLLENT
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Jean de BOURGUEVILLE, Ecuyer Seigneur de Brucourt et de Bras †1515
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Philippine de BOURGUEVILLE
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Pierre LE BOURGEOIS, Escuyer
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Charles IV LE BOURGEOIS, Escuyer
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Jacques LE BOURGEOIS, Escuyer †1659
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Catherine DES NOYERS ca 1604-1668
 
 
Concernant Rollon, 1er Duc de Normandie:
 
Rollon (Rollo en latin) est parfois appelé Robert Ier le Riche, Robert étant le nom qu'il reçut à son baptême. Les historiens normands le nomment volontiers Rhou ou Rou, qui résulte de l'évolution phonétique régulière de Hrólfr en dialecte normand, selon le schéma suivant: Hrólfr > Rolf > Rouf (cf. les noms de famille normand en -ouf) > Rou (voir également Osouf, variante Auzou ou Ingouf, variante Ygout). On trouve aussi une variante à partir du nom équivalent issu du germanique continental latinisé Rodulfus (Rodolphe), et une autre variante latinisée Radulfus (Ralf, Ralph), d'où son autre nom de Raoul. Plus souvent, on le surnomme « Rollon le Marcheur » (Göngu-Hrólfr en vieux norrois), car la lâegende raconte qu'aucune monture n'a jamais été capable de porter son imposante stature de plus de deux mètres pour plus de cent quarante kilos. Pour d'autres, la légende devait montrer Rollon comme un géant puisqu'il était puissant et redouté. De son côté, Régis Boyer, professeur de langues, littératures et civilisation scandinaves à l'université de Paris-Sorbonne, avance que ce surnom fait référence à ses multiples voyages, à son extraordinaire périple (göngu viendrait en fait de göngumadr, à savoir le vagabond). Selon Adigard des Gautries, Hrólfr est la contraction de Hróó/ulfr, signifiant renommée/loup.
 
 

dimanche 11 novembre 2012

La peste ... fléau de nos ancêtres

En recherchant nos ancêtres sur la paroisse de Noyal, dans le département des Côtes d’Armor, je suis tombé sur des décès et une note du recteur de la paroisse notifiant une épidémie de peste.



Cette contagion qui débuta vers 1625 aux alentours de Morlaix, s’estompera en 1640. Elle atteindra Noyal en octobre 1630, le 12 plus exactement avec le premier décès inscrit sur les registres de la paroisse.
 
Plusieurs de nos ascendants directs ou indirects décèderont de cette maladie. Le dernier décès surviendra le 21 janvier 1631.
 
Ancêtres morts de la peste à Noyal (22):
 
Mathurine RAULT épouse de Mathurin GAULTIER, en date du 16/10/1630.
 
Mathurin GAULTIER veuf de Mathurine RAULT, en date du 17/10/1630.
 

Transcription de l'acte: Mathurin Gaultier veuf de la dite Mathurine Rault mourut de contagion le Jeudi 17ème octobre 1630.
 
La terrible crise de 1630 :
 
La peste se répand en Champagne (1630), puis à Paris et à Nice (1631). Au total, de 1626 à 1631, l’épidémie tue environ un million de personnes.

Alors que le royaume bascule dans une guerre qui sera longue, que la peste frappe durement la population, la pression fiscale et les injustices s’accentuent. « Dans les villes, le menu peuple pille les bureaux des gabelles et des octrois. Dans les campagnes, les paysans s’en prennent aux collecteurs d’impôts » (R. Gascon). Pour Y.-M. Bercé, l’année 1630 constitue un tournant négatif qui fait suite à la période heureuse des années 1620.
 

jeudi 1 novembre 2012

Récapitulatif de mes recherches sur Amédée Joseph Ouin (1844-1907)


Amédée Joseph OUIN nait le 19 Avril 1844 à Paris au 14 rue des Bourdonnais. La rue des Bourdonnais se situant dans le 4ème arrondissement de l’époque entre le Palais du Louvre et L’Hôtel de Ville de Paris, juste à l’angle du Pont Neuf. Ses parents Joseph Amédée OUIN (1813-1870) et Olive Aimé Renée Marie SALMON (1819-1902) sont alors négociants en draps.
Le 4ème arrondissement ancien est devenu, en 1860, le 1er arrondissement actuel. Joseph Amédée OUIN fait sa scolarité au Collège Municipal Chaptal à Paris durant les années 1855-1861.

 
Le 01er Août 1861 Amédée Joseph OUIN entre dans le service des Ponts et Chaussées du département des Côtes du Nord (Côtes d’Armor aujourd’hui, 22) en qualité d’employé temporaire. Il sera alors élève ingénieur sous la direction de son oncle Paul Joseph DELARUE à Loudéac (22), époux de Marie Louise Renée SALMON, sœur d’Olive SALMON mère d’Amédée Joseph Ouin.
 
Le 1er Juin 1862 Amédée Joseph OUIN passe l’examen d’employé secondaire. Il restera dans ce service jusqu’au 11 Mai 1865. Il exercera à ce poste les études et travaux neufs des routes nationales et départementales. Amédée Joseph OUIN sera sous la direction de son oncle M Delarue, ingénieur des Pont et Chaussées à Loudéac.  En 1862, Amédée Joseph OUIN est cité en qualité d’employé secondaire des Ponts et Chaussées à Loudéac (22) dans l’annuaire des Côtes du Nord (volume 13, Google book, http://books.google.fr/books?id=Vp8pAAAAYAAJ&pg=PA247&dq="OUIN"+loudeac&hl=fr&ei=p8J_Tcz1KM_3sgbnhtzfBg&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CCsQ6AEwAA#v=onepage&q&f=false).

En 1864, Amédée Joseph OUIN a 20 ans, son père l’inscrit sur les listes de Paris pour le service militaire. Le  Tableau de recensement et la Liste de tirage au sort du 1er arrondissement, année 1864 : Cote D1R1 214.  



En 1864 les parents d’Amédée sont gérants d’une usine d’effilochage (Société Lainière A. Ouin et Cie) située à la Villette : La commune de la Villette a été annexée à Paris en 1860 et constitue une partie du 19ème arrondissement actuel. Lorsque La Villette fut annexée à Paris, en 1860, le charbon, l’huile … furent soumis au droit d’octroi, et l’usine fut transférée à Chambines, la force motrice étant fournie par la roue d’un ancien moulin. Cette usine existe toujours ; je crois qu’elle fournit de l’électricité à EDF. Joseph Amédée OUIN et son épouse Olive Marie Renée SALMON s’installèrent alors au château de Chambines, près de l’usine. Ils sont gérant de l’usine d’effilochage de la Société Lainière sis avant 1860 au 95 rue de Flandres dans le 19ème arrondissement de Paris. En 1861, l’usine compte près de 200 ouvrières.
 
Joseph Amédée OUIN, père d’Amédée venait souvent à Elbeuf visiter les fabricants pour leur vendre les produits (fil) de l’usine. Les industriels d’Elbeuf disaient, à tort ou à raison, qu’ils ne se servaient du fil de récupération que pour les draps destinés à faire des envers de costume, et on appelait Joseph Amédée OUIN "Mon oncle d’Anvers ».




Le Tableau de recensement et la Liste de tirage au sort du 19ème arrondissement de l'année 1864 : Cote D1R1 239 :

Amédée Joseph OUIN est inscrit au Tableau de recensement avec le n° d'ordre 449.
Lors du recensement militaire de 1864, Amédée est alors élève ingénieur.
Il est alors domicilié à Loudéac, Côte du nord, et c'est son père qui demande son inscription.
Ses père est mère demeurent alors sur le 19ème arrondissement de Paris, 95 rue de Flandre.




Lui échoit alors un numéro de tirage au sort, le 402. Sur  la Liste de tirage au sort du dit 19ème, en fin du même registre, cote D1R1 239 : 

Les informations sont à peu près les même que sur le Tableau de recensement à ceci près que, dans la case de la décision du conseil de révision (2ème page) il est inscrit : Libéré. Ayant déjà consulté le Tableau d'affectation de la classe 1864, Cote D4R1 14, je sais qu'il n'y est pas inscrit. Ce "Libéré" semble vouloir dire "Libéré des obligation militaire". Il restait toutefois un document à vérifier, Intitulé Contingent, registre matricule concernant les 17ème, 18ème, 19ème et 20ème arrondissements Classe 1864 - Cote D4R1 17. Lors de son mariage en 1870, Amédée Joseph OUIN est dit libéré de son service militaire car exempt par son numéro.
 
Le 09 Mai 1865 Amédée Joseph OUIN est témoin lors du mariage de Louis DERVAIN et de Rosalie COEURET à Plouguenast (22).  Lors de ce mariage il a pour profession employé des Ponts et Chaussées.
 
 
Le 27 Novembre 1865 Amédée passe l’examen d’agent voyer cantonal en lieu et place de l’examen de conducteur des Ponts et Chaussées (ce dernier n’ayant pas eu lieu en 1865) à Evreux (Eure). Il sera alors employé au poste d’agent voyer cantonal de 3ème classe. Il restera à ce poste jusqu’au 31 Décembre 1868. Pendant ces trois années dans le service vicinal de l’Eure, Amédée a fait exécuter de nombreux travaux de construction de chemins, de ponts, etc. Entre autres travaux d’une certaine importance, il a surveillé sous les ordres de l’agent voyer d’arrondissement de Pont Audemer (Eure) la construction du chemin de fer d’intérêt local de Glos Montfort à Pont Audemer (voir notes 1 à la fin du dossier). Amédée a également dirigé les travaux de construction d’un pont tournant de 50m d’ouverture sur la rivière la Risle, presque à son confluent avec la Seine. 
 
Le voyer est l’inspecteur des chemins. C'est l'officier préposé à l’entretien des voies publiques sous l’Ancien Régime, qui prend ensuite le nom d’agent voyer au XIXe siècle (et d’architecte-voyer dans les villes).
En France, les agents voyers dépendent du Ministère de l'Intérieur et sont responsables de la construction et de l'entretien des chemins vicinaux. Il y aurait eu 3 500 techniciens ou ingénieurs, recrutés localement et organisés en agence départementale placée sous l'autorité du préfet depuis 1836 et du Conseil général depuis 1867. Ces agents voyers peuvent, moyennant rémunérations accessoires, travailler pour le compte des municipalités. La route ou grande voirie dépend du Ministère des Travaux publics.
Le 31 Décembre 1868, Amédée démissionne de son poste d’agent voyer cantonal pour s’établir Géomètre Arpenteur à Pont Audemer (Eure). C’est à ce moment qu’il doit rencontrer Virginie Méduline POIGNANT. Il restera géomètre arpenteur jusqu’en 1870 faute de trouver une clientèle suffisante il cessera son activité (source : lettre d’Amédée OUIN).
 
Le Vendredi 12 Novembre 1869 nait Amédée René Gustave POIGNANT aux Préaux (27). Il est le fils naturel de Virginie Méduline POIGNANT et d’Amédée Joseph OUIN. Le fils d’Amédée et de Virginie décède le 30 Juillet 1870 aux Préaux, à l’âge de 8 mois.
 
Le 1er Avril 1870, Amédée Joseph OUIN fait une demande au Préfet de Seine Inférieure (Seine Maritime) à l’effet d’obtenir un poste d’agent voyer cantonal et fut admis de suite sur présentation de ces certificats du département de l’Eure. il fut nommé agent voyer à Fécamp, le 15 Avril 1870. Il restera à ce poste jusqu’au 15 Juin 1876.
Le 15 Août 1870, Joseph Amédée OUIN et Virginie Méduline POIGNANT passe leur contrat de mariage devant Me Hippolyte Alfred VIGOT, notaire à Epaignes (27). (Voir contrat de mariage et acte de mariage ci-après).
 
Le 03 Octobre 1870 aux Préaux (27), Amédée Joseph OUIN âgé de 26 ans épouse Virginie Méduline POIGNANT, celle-ci est alors âgée de 39 ans et veuves 2 fois, la première de Pierre Jérôme DELABARRE et la seconde fois de Jacques Romain (Jacobus Romanus) d’HOIR. La mère de Joseph, Olive SALMON, fut très mécontente voire plus de ce mariage. L’un des sujets de ce mécontentement était que Virginie Méduline POIGNANT était déjà deux fois veuve et plus âgée qu’Amédée. Ce serait à cause de ce mariage qu’Amédée Joseph OUIN s’expatria avec Virginie Méduline POIGNANT à Cahors (Lot). Dans les années 1890, Amédée écrit à sa sœur Olivia OUIN épouse PIOT et parle de son épouse mourante puis écrit ensuite sur du papier encadré de noir, preuve qu’il est alors veuf de Virginie Méduline POIGNANT. Olive Marie SALMON s’oppose à ce mariage par le ministère de Me LERAT huissier à Pont Audemer (27) à la date du 13 Août 1870. Amédée Joseph OUIN produira pour son mariage une main levée rendue le 10 Septembre 1870 autorisant l’officier de l’état civil des Préaux (27) à le célébrer.
 
Le Dimanche 27 Août 1871, à Fécamp (76), nait Leur fille Olivia Augustine Azima OUIN.
 
Le 15 Juin 1876, Amédée Joseph OUIN démissionne de son poste d’agent voyer de Fécamp pour un poste plus lucratif à ses yeux dans le service de la construction des chemins de fer de l’Ouest. Il y prend son poste le 24 Juillet 1876. De cette date jusqu’au 30 Juillet 1879, Amédée Joseph OUIN a suivi les opérations de terrain et de tout les travaux de construction de la ligne Barentin à Duclair, et à Caudebec en qualité de piqueur.
 
Le Samedi 10 Février 1877, à Duclair (76), nait Gabrielle Marie Louise Adèle OUIN, Amédée est alors Piqueur attaché à la construction des chemins de fer de l’Ouest. Amédée et Virginie habitent alors rue des Moulins à Duclair.
 
Le piqueur dans une exploitation de chemins de fer est le trait d'union entre le personnel ouvrier et le personnel technique. C'est lui qui manie le courage, le zèle et le dévouement de l'ouvrier dont dépend en grande partie le résultat du but à atteindre. Faire son devoir, assurer la sécurité des trains et réduire les dépenses : ce problème ainsi posé fait ressortir le rôle important que le piqueur doit remplir. Au service de la voie, le piqueur remplit un rôle analogue au contremaître dans les Ateliers. Il juge de la façon dont le travail est exécuté, du temps employé pour le faire et de la distribution des missions que chaque ouvrier doit remplir. Pour remplir ce rôle, on conçoit aisément que le piqueur doit posséder les différents métiers qu'il a la charge de surveiller et de guider. Mais où doit-il les apprendre ? Nous possédons quelques opuscules donnant des instructions générales mais qui ne permettent pas à l'ouvrier de se perfectionner dans son métier, car ne l'oublions pas, le métier de piocheur est un véritable métier que tout ouvrier n'est pas capable de remplir. Le tracé des voies sur le terrain exige du raisonnement et de la réflexion. Les éléments de géométrie lui sont indispensables. La routine seule le guidait. Dans les écoles industrielles ces cours sont donnés dans un but différent et les conseils qu'il reçoit de son piqueur constituent son bagage intellectuel, car peu de nos ouvriers ont terminé leur école primaire. Le piqueur est recruté parmi les bons ouvriers piocheurs et chefs piocheurs après un examen passé devant un jury. Un piqueur consciencieux et instruit rend la tâche du Chef de section plus facile et les services de surveillance et d'exécution se ressentiront avantageusement des résultats qu'ils sont en droit d'en attendre. Mais là ne se bornent pas les services que l'on demande d'un piqueur. Il doit encore être à même de surveiller les constructions en bois et en maçonneries, les travaux de terrassements, etc. Le calcul des terrassements était pour eux inconnu et, sans avoir fait des études moyennes, ils seront capables de comprendre les devis des travaux dont ils doivent surveiller l'exécution.
 
En 1880, Amédée et Virginie voient leurs deux filles décéder, les 28 et 30 Novembre, Gabrielle et Olivia meurent à Cénevières (46).
 
Dans  l’indexation des archives nationales (http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/fonds/edi/sm/F/EDIF14.html) afin d’y trouver le répertoire des dossiers individuels des ingénieurs, chef et sous chefs de section du cadre auxiliaire des Travaux Publics (XIXe s.) Inventaire-index par M Illaire, 2008, 117p. On y trouve pages 31 et 119 les côtes du dossier individuel d’Amédée Joseph OUIN : F/14/2929. On y apprend la cessation d’activité pour le Ministère des Travaux Publics  pour motif de démission le 03.06.1882, Amédée a alors 38 ans. Dans son dossier professionnel il est indiqué qu’Amédée Joseph OUIN a dû démissionner sans attendre l’accord de sa hiérarchie afin de rejoindre Paris où des affaires familiales de première importance l’attendaient.
 
Du 22 Septembre 1879 au 03 Juin 1882, Amédée Joseph OUIN est alors Sous-Chef de Section 1ère classe à la construction des Chemins de Fer, division de Cahors (LOT, 46) au service des études de chemins de fer. Le 27 Mars 1880, Amédée Joseph OUIN est basé à Saint Géry, commune proche de Cahors. On apprend sur sa fiche de personnel pour cette année 1880, qu’Amédée est marié, et à deux filles. Il s’agit certainement de deux filles de Virginie Méduline POIGNANT, dont Azima d’HOIR. Il est alors attaché à la 2ème section de la ligne Cahors à Capdenac. On lui confit alors les fonctions de Chef de Section.
Durant l’année 1881, Amédée Joseph OUIN est chargé de la 3ème section de la ligne Cahors-Capdenac notamment d’opérations sur le terrain et de préparation des projets d’exécution, percement des galeries d’essai des souterrains de Cénevières,Bessac, Calvignac et Lagarrigue.
 
En 1882, Amédée Joseph OUIN habite à Saint Martin-Labouval, hameau sur la ligne de chemin de fer. Il perçoit à cette époque un salaire de 2.400,00 Frs. A partir du 01er Juillet 1882, Amédée Joseph OUIN est occupé comme dessinateur dans les bureaux de l’Ingénieur ordinaire. Ce jusque sa démission le 27 Mars 1882.D’après le dossier professionnel d’Amédée Joseph OUIN, l’ingénieur ordinaire nous précise qu’Amédée démissionne pour passer au service d’un entrepreneur. Cependant, dans sa lettre de démission (ci-après) Amédée Joseph OUIN justifie sa démission par le fait que des affaires pressantes et familiales l’attendent à Paris.
 
En 1894 au décès de son épouse Virginie Méduline POIGNANT, Amédée Joseph OUIN demeure à Mauriac (15).  Le 14 Avril 1894 à Aujols, Virginie Méduline POIGNANT décède à l’âge de 62 ans. Amédée est alors âgé de 50 ans. On apprend sur l’acte de décès que ses parents Louis Victor POIGNANT et Luce Virginie RIGOT, nés dans l’Eure (27) sont décédés à Saint Etienne Cantalès (15) où ils étaient fleuristes-jardiniers.
 
En 1896, lors du recensement, Amédée Joseph OUIN habite à Aujols (46), au lieu dit Puit-Neuf, avec Azima Coralie OUIN, présentée comme sa nièce (alors qu’il s’agit de la fille de sa femme), Amédée Joseph OUIN est dit Rentier. 
Le 23 Avril 1897 à Aujols (46), Amédée Joseph OUIN a une fille avec Azima Coralie Marie Thérèse d’HOIR, qu’il prénomme  Germaine Angéline Azima mais qu’il ne reconnaitra pas. Sa mère Azima Coralie Marie Thérèse d’HOIR la reconnait le 28 Mai 1897 à Aujols.  Germaine d’HOIR meurt le 14 Janvier 1913 l’âge de 15 ans à Cormeilles (Eure) d’une pneumonie (source : histoire familiale, Marie-Thérèse BRIENS). Nous n’avons pas à ce jour de photo de Germaine OUIN-d’HOIR.
 
Le 04.03.1900 à Cahors (46), nait Yvonne Gabrielle OUIN, fille d’Amédée Joseph OUIN et de mère inconnue. Amédée a 56 ans et habite alors Place de la Croix, à Cahors (Lot), il est dit agent voyer communal.
Lors du recensement de 1901 à Cahors, Amédée Joseph OUIN et sa famille habitent 8 rue de l’Isle à Cahors (Lot). Le foyer se compose alors de 5 personnes, à savoir :
                _ Amédée Joseph OUIN, 57 ans, chef de famille, agent voyer communal, employé par la Mairie,
                _ Azima Coralie d’HOIR, 40 ans, épouse, sans profession,
                _ Germaine OUIN, 4 ans, fille,
                _ Yvonne OUIN, 1 an, fille,
                _ Pélagie LUGAN, 15 ans, domestique.
La présence d’une domestique indique un niveau de revenus conséquent pour ce début du XXème siècle.
De 1901 à 1907 Amédée Joseph OUIN sera employé voyer communal pour Cahors (46).
Le 10.02.1907, à Cahors (Lot) Amédée Joseph OUIN meurt, il est âgé de 63 ans. Sur son acte de décès est écrit qu’il est veuf de Virginie POIGNANT, ce qui valide le mariage de 1870. Virginie POIGNANT est le nom de la mère d’Azima d’HOIR, «épouse » d’Amédée Joseph OUIN. Il est à noter que la légende familiale dit qu’ils ne se sont jamais mariés. Fait confirmé par l’absence d’acte de mariage, par l’acte de décès d’Azima Coralie d’HOIR dans lequel elle est dite célibataire. Amédée Joseph OUIN s’est donc marié avec Virginie Méduline POIGNANT veuve d’HOIR en 1870. Puis au décès de son épouse en 1894, Amédée se lie d’amour avec la fille de Virginie Méduline POIGNANT et de Jacques Romain d’HOIR, Azima d’HOIR, née le 31 Décembre 1860 à Pont-Audemer (Eure). Suite au décès d’Amédée Joseph OUIN j’ai demandé à consulter les tables de successions et absences de succession de Cahors (46), côte 3Q437 des archives du LOT (46). On y voit que le décès d’Amédée Joseph OUIN y est bien inscrit et que la succession a été faite le 09.01.1908. Il y est inscrit également qu’Amédée Joseph OUIN est veuf de V. POIGNANT.
 
Ci dessous quelques lettres écrites par Amédée Joseph OUIN que j'ai pu retrouver.







 
 

 
 
 

 En espérant que cela vous a permis de mieux connaître notre aïeul !

Dimitri


samedi 29 septembre 2012

René Guillaume Marin SALMON, militaire de Napoléon

Aujourd'hui un article sur René Guillaume Marin SALMON, né le 17 Juin 1773 à Dinan (22), pourquoi un article sur cet ancêtre ? Tout simplement car sa vie fut a bien des égards passionnante.

En 1790, au lendemain de la Révolution Française, René SALMON, républicain, s'engage dans l'armée. Le 06 janvier 1790, il intègre en tant que soldat le Régiment d'Infanterie des Forez. en septembre 1792 il sera fait prisonnier par les insurgés de la Guadeloupe (de 1791 à 1792 il fera campagne dans les colonies Françaises).

En 1793, il devient Caporal Fourrier, le fourrier est le sous-officier chargé de l'intendance. Il est alors dans les armées des Côtes de Brest.

Le 11 Octobre 1794, il est nommé Sergent Major dans les armées de l'Ouest puis dans celle des Alpes. En 1795, alors qu'il est Sergent Major des Grenadiers du 1er Bataillon de la 28ème Brigade, René sera blessé d'un coup de feu dans sa jambe droite.

Le 19 Février 1799, René SALMON passe dans la Compagnie de Gendarmerie à Cheval des Côtes du Nord jusqu'au 26 Juin 1803, date à laquelle il devient Brigadier à Brest.

Il restera Brigadier à Brest jusqu'au 1er Février 1810, date à laquelle il devient Maréchal des Logis et des Logis en Chef au 15ème Escadron de Gendarmerie d'Espagne. A partir du 20 Juillet 1811, René SALMON sera Sous Lieutenant de la 1ère Légion de Gendarmerie d'Espagne dite de Burgos. De 1810 à 1812, René SALMON sera donc au coeur des Campagnes Napoléoniennes d'Espagne.

S'étant fait remarquer par ses actes de bravoure au combat, notre aïeul sera nommé le 28 Février 1813, Capitaine du 11ème Régiment de Cuirassiers. Il fera la Campagne de Saxe de Napoléon et le 27 Septembre 1814 il sera décoré de la Légion d'Honneur et fait Chevalier de l'Ordre Royal de la Légion d'Honneur.

De 1814 à 1815, René fera campagne dans les armées Françaises, avec entre autres batailles celle dites des 4 Bras puis celle de Waterloo. Le 18 Juin 1815 durant la Bataille de Waterloo, René se battra avec une rage sans égale et aura 3 chevaux tués sous lui.

Après une vie militaire bien remplie, René Guillaume Marin SALMON prend sa retraite le 18 Décembre 1815 et rejoint sa Bretagne natale.

Il se marie alors le 21 Juillet 1817 à Dinan avec Demoiselle Olive JARDIN de LA VILLE JEGUT, fille noble de Louis-Simon JARDIN DE LA VILLE JEGUT et de Guillemette RAULT DE LA MAISONNEUVE.

Après la naissance de leur fille Olive Renée Marie SALMON (épouse de Joseph Amédée OUIN) en 1819, René et sa femme Olive s'installent avec leurs enfants à Pleudihen sur Rance (22) où il exercera la profession de Percepteur des contributions directes pour l'Empire.

René y décèdera le 17 Décembre 1839 à l'âge de 66 ans.

Sources: Dossier militaire de René Guillaume Marin SALMON conservé aux Archives Militaires de Vincennes (94), dictionnaire des Officiers de Cuirassiers du Premier Empire (1804-1815) d'Olivier LAPRAY, et Histoire du 11ème Régiment de Cuirassiers de Joseph CHAVANNE.













samedi 22 septembre 2012

Nouvelles découvertes concernant Amédée Joseph OUIN

Après une visite cet été au Château de Chambines, demeure de Joseph Amédée OUIN et d'Olive Renée Marie SALMON, dont vous trouverez ci-dessous une photo, je me suis repenché sur la vie d'Amédée. Tant de mystère entourent sa vie !


D'après ce que j'ai réussi à trouver, Amédée Ouin épouse le 03 Octobre 1870 aux Préaux (27) Virginie Méduline POIGNANT.

D'Amédée nous connaissions deux filles:

- Germaine Angéline Azima d'Hoir (fille qu'Amédée a eu avec Azima d'Hoir) née le 23 Avril 1897 à Aujols (46), non reconnue par son père, et décédée le 14 Janvier 1913 à Cormeilles (27) d'une pneumonie (souvenir familial de ma grand mère Marie-Thérèse Briens).

- Yvonne Gabrielle Ouin, (2ème fille d'Amédée et d'Azima), née le 04 Mars 1900 à Cahors (46), mon arrière grand-mère. Yvonne a été reconnue à sa naissance par son père, et à son mariage par sa mère.

Jusqu'à il y a peu de temps, nous ne connaissions que cette descendance pour Amédée.

Or, mes recherches sur le passé professionnel d'Amédée Ouin m'ont amené à consulter les registres des villes où a exercé Amédée.

En 1870, Amédée Joseph Ouin est Géomètre Arpenteur à Triqueville (27), près de Pont Audemer. Je consulte les tables décénales, et là surprise ! Je trouve la naissance d'un certain Amédée René Gustave POIGNANT ! Le rapprochement est alors facile, Le prénom Amédée et le nom POIGNANT m'amène à consulter l'acte de naissance correspondant.
Le 12 novembre 1869, aux Préaux, né Amédée Gustave René POIGNANT, fils naturel et reconnu d'Amédée Joseph OUIN et de Virginie Méduline POIGNANT. Malheureusement le petit garçon décède à l'âge de 8 mois, le 30 juillet 1870.

Le 01er Avril 1870, Amédée écrit au Préfet de la Seine Inférieur (aujourd'hui la Seine Maritime 76) afin d'obtenir un poste d'Agent Voyer Cantonal. Il prend alors ses fonctions à Fécamp (76) le 15 Avril 1870. Ni une ni deux, je consulte les registres de Fécamp.

Deuxième surprise ! J'y trouve la naissance d'Olivia Augustine Azima OUIN le 27 Août 1871. Olivia est le prénom de la soeur d'Amédée, Azima est le prénom de la fille ainée de Virginie (issue de son second mariage avec Jacobus Romanus d'HOIR).

Je continue mes investigations.

Le 15 Juin 1876, Amédée Joseph Ouin démissionne de son poste d'agent voyer cantonal de Fécamp pour un poste plus lucratif à ses yeux dans le service de la construction des chemins de fer de l'Ouest. A cette époque les travaux de construction des chemins de fer est en plein essor. Il prend son poste le 24 Juillet 1876, à partir de cette date et jusqu'au 30 Juillet 1879, Amédée a suivi les opération de terrain et de tous les travaux de construction de la ligne reliant Barentin à Duclair, et Caudebec en qualité de Piqueur des chemins de fer (équivalent aujourd'hui d'un poste de contremaître). Il demeure alors à Duclair (76), rue des Moulins.

Petit coup d'oeil aux registres d'Etat Civil ... Et là troisième surprise !!

Le 10 Février 1877, nait Gabrielle Marie Louise Adèle OUIN. La famille s'agrandit, le couple a désormais 2 petites filles.

Le 30 Juillet 1879, Amédée Joseph Ouin écrit une lettre au Ministre des Travaux Publics en vue d'obtenir un poste de Chef de Section de la construction des chemins de fer de l'Etat. Il prend son poste le 22 Septembre dans le département du Lot (46). C'est ainsi que le mystère de son passage dans le Lot est enfin éclairci !

Je trouve alors aux archives Nationales son dossier professionnel dans lequel sont inscrits ses domiciles successifs.

En 1880, Amédée, Virginie, Azima, Olivia et Gabrielle habitent à Cénevières (46). Amédée s'occupe alors de la construction de la ligne de chemin de fer reliant Montauban à Brives. Cette même année, les 28 et 30 Novembre, décèdent leurs deux petites filles Olivia et Gabrielle, pour des raisons qui nous sont inconnues.

Amédée et Virginie se retrouvent alors seuls, avec Azima d'Hoir. Leurs trois premiers enfants Amédée (8mois), Olivia (9ans) et Gabrielle (3ans) sont décédés.

Ainsi voilà pourquoi nous n'avions jamais eu connaissance des ces enfants, tous morts en bas âge. Malgré tout, mes découvertes les font revivre et sortir de l'oubli du passé.