Bonjour à toutes et tous,
Toujours dans la recherche de traces laissées par mon aïeul Amédée Joseph Ouin (1844-1907),
j'ai mis la main sur une nouvelle pépite... Une nouvelle lettre manuscrite du 7 Mai 1865, Amédée a alors 21 ans, dans laquelle il donne sa démission de son poste d'employé secondaire des Ponts et Chaussées de Loudéac dans les Côtes d'Armor.
C'est toujours un réel plaisir que de trouver ces trésors !
vendredi 22 septembre 2017
samedi 4 avril 2015
Ma lignée cognatique...
Afin de rendre hommage à toutes les mères, j'ai décidé de mettre en ligne ma lignée cognatique.
Pour commencer, qu'est ce qu'une lignée cognatique ?
Il s'agit simplement de remonter les ancêtres en passant par les femmes, de mères en filles.
La mienne est sur 12 générations.
Le sosa n°1: moi, point de départ de ma généalogie (même si bien sûr tout mes cousin(e)s y sont).
Pour commencer, qu'est ce qu'une lignée cognatique ?
Il s'agit simplement de remonter les ancêtres en passant par les femmes, de mères en filles.
La mienne est sur 12 générations.
Le sosa n°1: moi, point de départ de ma généalogie (même si bien sûr tout mes cousin(e)s y sont).
Sosa n°2:
Françoise Odette Catherine LE NOËL (ma mère)
née le 25 Septembre 1957 à Lisieux (14)
Sosa n°7
Marthe Thérèse Louise PASQUERO
née le 24 Mai 1935 à Notre Dame de Livaye (14)
décédée le 9 Août 1975 à Caen (14) dans un accident de voiture
Elle a épousé mon grand-père Marcel LE NOËL
Sosa n°15
Eugènie Désirée DUBOURG
née le 5 Août 1904 à Ajou (27)
décédée le 25 Septembre 1993 à Falaise (14)
Elle a épousé Marcel Ernest PASQUERO
Sosa n°31
Constance Xavière MARTIN
née le 5 Juillet 1880 à Ussy (14)
décédée le 20 Octobre 1933 à Le Havre (76)
Elle a épousé Désiré Joseph Séraphin DUBOURG
Sosa n°63
Marie Arthémise MARTIN
née le 28 Avril 1852 à Ussy (14)
Marie ne s'est pas mariée
Sosa n°127
Marie Joséphine SAINT MARTIN
née le 4 Janvier 1823 à La Hoguette (14)
décédée le 27 Juin 1882 à Ussy (14)
Elle a épousé Pierre Constant Martin
Sosa n°255
Marie Noëlle LE COQ
née le 14 Janvier 1794 à La Hoguette (14)
Elle a épousé Louis François Fleury SAINT MARTIN
Sosa n°511
Marie Françoise GUILBERT
née le 6 Août 1765 à La Hoguette (14)
Elle a épousé Joseph LE COQ
Sosa n°1023
Marie Jeanne BOCHER
née le 24 Mai 1730 à Vesqueville (14)
Elle a épousé Jérôme GUILBERT
Sosa n°2047
Jeanne du VAL
née à Morteaux-Couliboeuf (14)
Elle a épousé Claude BOCHER
Sosa n° 4095
Elisabeth du DONNET
née vers 1660
Elle a épousé Richard du VAL
lundi 17 novembre 2014
Mon arrière-grand-père Marcel Ernest PASQUERO
Marcel Ernest Pasquero est mon arrière grand père, il est né le 1er Mars 1897 à Paris dans le 10ème arrondissement.
Il nait au 208 de la rue St Maur, proche du canal St Martin et de l'Hôpital St Louis.
Ses Parents sont Jean Pasquero et Françoise Adrienne Galais, l'un est Italien (Castiglione) et la seconde est Viennoise (86).
Italien par son père, Marcel acquis la nationalité française par publication de décret le 26 Mars 1900 sur déclaration de son père devant le juge de paix du 10ème arrondissement (source: bulletin des lois). Sa naturalisation française intervient en même que celle de ses soeurs Jeanne Marie Pasquero et Blanche Pauline Pasquero.
Marcel Ernest Pasquero (classe 1917), ainsi que son frère René Félix Pasquero (classe 1913) ont été recrutés à Bayonne. Après la mort de leurs parents, ils avaient apparemment rejoint leur tuteur qui vivait à Urrugne.
C'est donc à Bayonne que j'ai pu retrouver sa fiche de matricule Militaire.
Le 12 Mai 1918, Marcel Ernest est fait prisonnier par les Allemands et est emmené au camp militaire de Giessen: sur cette photo il se trouve au dernier rang, debout, deuxième en partant de la gauche.
C'est aussi la seule photographie que j'ai de lui :)
A bientôt pour de nouvelles aventures familiales !!
Il nait au 208 de la rue St Maur, proche du canal St Martin et de l'Hôpital St Louis.
Ses Parents sont Jean Pasquero et Françoise Adrienne Galais, l'un est Italien (Castiglione) et la seconde est Viennoise (86).
Italien par son père, Marcel acquis la nationalité française par publication de décret le 26 Mars 1900 sur déclaration de son père devant le juge de paix du 10ème arrondissement (source: bulletin des lois). Sa naturalisation française intervient en même que celle de ses soeurs Jeanne Marie Pasquero et Blanche Pauline Pasquero.
Marcel Ernest Pasquero (classe 1917), ainsi que son frère René Félix Pasquero (classe 1913) ont été recrutés à Bayonne. Après la mort de leurs parents, ils avaient apparemment rejoint leur tuteur qui vivait à Urrugne.
C'est donc à Bayonne que j'ai pu retrouver sa fiche de matricule Militaire.
Le 12 Mai 1918, Marcel Ernest est fait prisonnier par les Allemands et est emmené au camp militaire de Giessen: sur cette photo il se trouve au dernier rang, debout, deuxième en partant de la gauche.
C'est aussi la seule photographie que j'ai de lui :)
A bientôt pour de nouvelles aventures familiales !!
samedi 16 février 2013
Cousinage avec des personnes connues - Guy DEGRENNE
Dernièrement mes recherches m'ont orienté vers nos cousins célèbres, le premier d'entre eux est Guy DEGRENNE, fondateur du groupe industriel du même nom, fabricant renommé de couverts, sceau à Champagnes, plats et autres articles de cuisine.
Ce cousinage vient de la branche dont est issue ma grand mère paternelle, Marie-Thérèse BRIENS, notre bretonne nationale !
A bientôt pour de nouveaux cousins célébres !
Votre cousin, Dimitri.
dimanche 30 décembre 2012
Descendre des Vickings !
En bon normand je me suis toujours dis que je devais descendre de ces valeureux guerriers que sont les Vickings.
C'est chose faite par le biais de mon ancêtre Catherine des Noyers.
Catherine est née vers 1604 dans le Calvados, certainement à Béneauville, elle s'y est mariée le 24 Septembre 1624 avec Honnête Homme Gabriel Bompain.
Dans cet acte de mariage on lit que Catherine des Noyers est la fille naturelle (née hors mariage) de Noble Jacques Le Bourgeois, Seigneur et Patron de la paroisse de Billy, Seigneur de Béneauville et du Torp, Conseiller du Roi au siège Présidial de Caen. Jacques fut député en 1620 pour le Roi Louis XIII par délibration commune de la ville de Caen pour supplier sa Majesté au nom des habitants.
La famille Le Bourgeois porte les armes suivantes:
C'est à partir de cette branche noble Normande que j'ai pu remonter vers les Vickings:
C'est chose faite par le biais de mon ancêtre Catherine des Noyers.
Catherine est née vers 1604 dans le Calvados, certainement à Béneauville, elle s'y est mariée le 24 Septembre 1624 avec Honnête Homme Gabriel Bompain.
Dans cet acte de mariage on lit que Catherine des Noyers est la fille naturelle (née hors mariage) de Noble Jacques Le Bourgeois, Seigneur et Patron de la paroisse de Billy, Seigneur de Béneauville et du Torp, Conseiller du Roi au siège Présidial de Caen. Jacques fut député en 1620 pour le Roi Louis XIII par délibration commune de la ville de Caen pour supplier sa Majesté au nom des habitants.
La famille Le Bourgeois porte les armes suivantes:
C'est à partir de cette branche noble Normande que j'ai pu remonter vers les Vickings:
Rollon de NORMANDIE, Fondateur du duché Normand , Ier Duc de Normandie, 860-931
|
Guillaume Ier Longue Epée de NORMANDIE, Duc de Normandie Comte (Jarl en Scandinave) des Normands de la Seine 900-942
|
Richard Ier Sans Peur de NORMANDIE, Duc de Normandie 933-996
|
Richard II Le Bon de NORMANDIE, Duc de Normandie
|
Robert II Le Magnifique de NORMANDIE, Duc de Normandie Comte d'Exmes ca 1008-1035
|
Adèle de NORMANDIE, Comtesse d'Aumale ca 1029-
|
Etienne II de TROYES, Comte de Blois , d'Aumale, Seigneur d'Holderness 1061-1127
|
Béatrix de TROYES 1120-
|
Agnès de PICQUIGNY 1135-
|
Éléonore de BAILLEUL 1165-
|
Aleaume de FONTAINES †1274
|
Wautier de FONTAINES
|
Michel de FONTAINES †1318
|
Catherine de FONTAINES
|
Jeanne d'AIGNEAUX
|
Gilette de NOLLENT
|
Jean de BOURGUEVILLE, Ecuyer Seigneur de Brucourt et de Bras †1515
|
Philippine de BOURGUEVILLE
|
Pierre LE BOURGEOIS, Escuyer
|
Charles IV LE BOURGEOIS, Escuyer
|
Jacques LE BOURGEOIS, Escuyer †1659
|
Catherine DES NOYERS ca 1604-1668
|
Guillaume Ier Longue Epée de NORMANDIE, Duc de Normandie Comte (Jarl en Scandinave) des Normands de la Seine 900-942
|
Richard Ier Sans Peur de NORMANDIE, Duc de Normandie 933-996
|
Richard II Le Bon de NORMANDIE, Duc de Normandie
|
Robert II Le Magnifique de NORMANDIE, Duc de Normandie Comte d'Exmes ca 1008-1035
|
Adèle de NORMANDIE, Comtesse d'Aumale ca 1029-
|
Etienne II de TROYES, Comte de Blois , d'Aumale, Seigneur d'Holderness 1061-1127
|
Béatrix de TROYES 1120-
|
Agnès de PICQUIGNY 1135-
|
Éléonore de BAILLEUL 1165-
|
Aleaume de FONTAINES †1274
|
Wautier de FONTAINES
|
Michel de FONTAINES †1318
|
Catherine de FONTAINES
|
Jeanne d'AIGNEAUX
|
Gilette de NOLLENT
|
Jean de BOURGUEVILLE, Ecuyer Seigneur de Brucourt et de Bras †1515
|
Philippine de BOURGUEVILLE
|
Pierre LE BOURGEOIS, Escuyer
|
Charles IV LE BOURGEOIS, Escuyer
|
Jacques LE BOURGEOIS, Escuyer †1659
|
Catherine DES NOYERS ca 1604-1668
Concernant Rollon, 1er Duc de Normandie:
Rollon (Rollo en latin) est parfois appelé Robert Ier le Riche, Robert étant le nom qu'il reçut à son baptême. Les historiens normands le nomment volontiers Rhou ou Rou, qui résulte de l'évolution phonétique régulière de Hrólfr en dialecte normand, selon le schéma suivant: Hrólfr > Rolf > Rouf (cf. les noms de famille normand en -ouf) > Rou (voir également Osouf, variante Auzou ou Ingouf, variante Ygout). On trouve aussi une variante à partir du nom équivalent issu du germanique continental latinisé Rodulfus (Rodolphe), et une autre variante latinisée Radulfus (Ralf, Ralph), d'où son autre nom de Raoul. Plus souvent, on le surnomme « Rollon le Marcheur » (Göngu-Hrólfr en vieux norrois), car la lâegende raconte qu'aucune monture n'a jamais été capable de porter son imposante stature de plus de deux mètres pour plus de cent quarante kilos. Pour d'autres, la légende devait montrer Rollon comme un géant puisqu'il était puissant et redouté. De son côté, Régis Boyer, professeur de langues, littératures et civilisation scandinaves à l'université de Paris-Sorbonne, avance que ce surnom fait référence à ses multiples voyages, à son extraordinaire périple (göngu viendrait en fait de göngumadr, à savoir le vagabond). Selon Adigard des Gautries, Hrólfr est la contraction de Hróó/ulfr, signifiant renommée/loup.
dimanche 11 novembre 2012
La peste ... fléau de nos ancêtres
En recherchant nos ancêtres sur la paroisse de Noyal, dans le département des Côtes d’Armor, je suis tombé sur des décès et une note du recteur de la paroisse notifiant une épidémie de peste.
Transcription de l'acte: Mathurin Gaultier veuf de la dite Mathurine Rault mourut de contagion le Jeudi 17ème octobre 1630.
Alors que le royaume bascule dans une guerre qui sera longue, que la peste frappe durement la population, la pression fiscale et les injustices s’accentuent. « Dans les villes, le menu peuple pille les bureaux des gabelles et des octrois. Dans les campagnes, les paysans s’en prennent aux collecteurs d’impôts » (R. Gascon). Pour Y.-M. Bercé, l’année 1630 constitue un tournant négatif qui fait suite à la période heureuse des années 1620.
Cette contagion qui débuta vers 1625 aux alentours de Morlaix, s’estompera en 1640. Elle atteindra Noyal en octobre 1630, le 12 plus exactement avec le premier décès inscrit sur les registres de la paroisse.
Plusieurs de nos ascendants directs ou indirects décèderont de cette maladie. Le dernier décès surviendra le 21 janvier 1631.
Ancêtres morts de la peste à Noyal (22):
Mathurine RAULT épouse de Mathurin GAULTIER, en date du 16/10/1630.
Mathurin GAULTIER veuf de Mathurine RAULT, en date du 17/10/1630.
Transcription de l'acte: Mathurin Gaultier veuf de la dite Mathurine Rault mourut de contagion le Jeudi 17ème octobre 1630.
La terrible crise de 1630 :
La peste se répand en Champagne (1630), puis à Paris et à Nice (1631). Au total, de 1626 à 1631, l’épidémie tue environ un million de personnes.
Alors que le royaume bascule dans une guerre qui sera longue, que la peste frappe durement la population, la pression fiscale et les injustices s’accentuent. « Dans les villes, le menu peuple pille les bureaux des gabelles et des octrois. Dans les campagnes, les paysans s’en prennent aux collecteurs d’impôts » (R. Gascon). Pour Y.-M. Bercé, l’année 1630 constitue un tournant négatif qui fait suite à la période heureuse des années 1620.
jeudi 1 novembre 2012
Récapitulatif de mes recherches sur Amédée Joseph Ouin (1844-1907)
Amédée Joseph OUIN nait le 19
Avril 1844 à Paris au 14 rue des Bourdonnais. La rue des Bourdonnais se situant
dans le 4ème arrondissement de l’époque entre le Palais du Louvre et
L’Hôtel de Ville de Paris, juste à l’angle du Pont Neuf. Ses parents Joseph
Amédée OUIN (1813-1870) et Olive Aimé Renée Marie SALMON (1819-1902) sont alors
négociants en draps.
Le
4ème arrondissement ancien est devenu, en 1860, le 1er arrondissement actuel. Joseph
Amédée OUIN fait sa scolarité au Collège Municipal Chaptal à Paris durant les
années 1855-1861.
Le 01er Août 1861 Amédée Joseph OUIN
entre dans le service des Ponts et Chaussées du département des Côtes du Nord
(Côtes d’Armor aujourd’hui, 22) en qualité d’employé temporaire. Il sera alors
élève ingénieur sous la direction de son oncle Paul Joseph DELARUE à Loudéac (22),
époux de Marie Louise Renée SALMON, sœur d’Olive SALMON mère d’Amédée Joseph
Ouin.
Le 1er Juin 1862 Amédée Joseph OUIN
passe l’examen d’employé secondaire. Il restera dans ce service jusqu’au 11 Mai
1865. Il exercera à ce poste les études et travaux neufs des routes nationales
et départementales. Amédée Joseph OUIN sera sous la direction de son oncle M
Delarue, ingénieur des Pont et Chaussées à Loudéac. En 1862, Amédée Joseph OUIN est cité en
qualité d’employé secondaire des Ponts et Chaussées à Loudéac (22) dans
l’annuaire des Côtes du Nord (volume 13, Google book, http://books.google.fr/books?id=Vp8pAAAAYAAJ&pg=PA247&dq="OUIN"+loudeac&hl=fr&ei=p8J_Tcz1KM_3sgbnhtzfBg&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CCsQ6AEwAA#v=onepage&q&f=false).
En 1864, Amédée Joseph OUIN a 20 ans, son père
l’inscrit sur les listes de Paris pour le service militaire. Le Tableau de recensement et la Liste
de tirage au sort du 1er arrondissement, année 1864
: Cote D1R1 214.
En
1864 les parents d’Amédée sont gérants d’une usine d’effilochage (Société
Lainière A. Ouin et Cie) située à la Villette : La commune de la Villette a été
annexée à Paris en 1860 et constitue une partie du 19ème arrondissement
actuel. Lorsque La Villette fut
annexée à Paris, en 1860, le charbon, l’huile … furent soumis au droit
d’octroi, et l’usine fut transférée à Chambines, la force motrice étant fournie
par la roue d’un ancien moulin. Cette usine existe toujours ; je crois qu’elle
fournit de l’électricité à EDF. Joseph Amédée OUIN et son épouse Olive Marie
Renée SALMON s’installèrent alors au château de Chambines, près de l’usine. Ils
sont gérant de l’usine d’effilochage de la Société Lainière sis avant 1860 au
95 rue de Flandres dans le 19ème arrondissement de Paris. En 1861, l’usine
compte près de 200 ouvrières.
Joseph
Amédée OUIN, père d’Amédée venait souvent à Elbeuf visiter les fabricants pour
leur vendre les produits (fil) de l’usine. Les industriels d’Elbeuf disaient, à
tort ou à raison, qu’ils ne se servaient du fil de récupération que pour les
draps destinés à faire des envers de costume, et on appelait Joseph Amédée OUIN
"Mon oncle d’Anvers ».
Le Tableau
de recensement et la Liste de tirage au sort du 19ème
arrondissement de l'année 1864 : Cote D1R1 239 :
Amédée
Joseph OUIN est
inscrit au Tableau de recensement avec le n° d'ordre 449.
Lors
du recensement militaire de 1864, Amédée est alors élève ingénieur.
Il est
alors domicilié à Loudéac, Côte du nord, et c'est son père qui demande son
inscription.
Ses
père est mère demeurent alors sur le 19ème arrondissement de Paris, 95 rue de
Flandre.
Lui
échoit alors un numéro de tirage au sort, le 402. Sur la Liste de tirage au sort du dit 19ème, en
fin du même registre, cote D1R1 239 :
Les
informations sont à peu près les même que sur le Tableau de recensement à
ceci près que, dans
la case de la décision du conseil de révision (2ème page) il est inscrit :
Libéré. Ayant
déjà consulté le Tableau d'affectation de la classe 1864, Cote D4R1
14, je sais qu'il n'y est pas inscrit. Ce "Libéré" semble vouloir
dire "Libéré des obligation militaire". Il
restait toutefois un document à vérifier, Intitulé Contingent,
registre matricule concernant les 17ème, 18ème, 19ème et
20ème arrondissements Classe 1864 - Cote D4R1 17. Lors
de son mariage en 1870, Amédée Joseph OUIN est dit libéré de son service
militaire car exempt par son numéro.
Le 09 Mai 1865 Amédée Joseph OUIN est témoin lors
du mariage de Louis DERVAIN et de Rosalie COEURET à Plouguenast (22). Lors de ce mariage il a pour profession
employé des Ponts et Chaussées.
Le 27 Novembre 1865 Amédée passe l’examen d’agent
voyer cantonal en lieu et place de l’examen de conducteur des Ponts et
Chaussées (ce dernier n’ayant pas eu lieu en 1865) à Evreux (Eure). Il sera
alors employé au poste d’agent voyer cantonal de 3ème classe. Il
restera à ce poste jusqu’au 31 Décembre 1868. Pendant ces trois années dans le
service vicinal de l’Eure, Amédée a fait exécuter de nombreux travaux de
construction de chemins, de ponts, etc. Entre autres travaux d’une certaine importance, il
a surveillé sous les ordres de l’agent voyer d’arrondissement de Pont Audemer
(Eure) la construction du chemin de fer d’intérêt local de Glos Montfort à Pont
Audemer (voir notes 1 à la fin du dossier). Amédée a également dirigé les
travaux de construction d’un pont tournant de 50m d’ouverture sur la rivière la
Risle, presque à son confluent avec la Seine.
Le voyer est l’inspecteur des chemins. C'est l'officier préposé à
l’entretien des voies publiques sous l’Ancien Régime, qui prend ensuite le nom
d’agent voyer au XIXe siècle
(et d’architecte-voyer dans les villes).
En France, les agents voyers dépendent du Ministère de l'Intérieur et sont responsables de la construction et de l'entretien des chemins vicinaux. Il y aurait eu 3 500 techniciens ou ingénieurs, recrutés localement et organisés en agence départementale placée sous l'autorité du préfet depuis 1836 et du Conseil général depuis 1867. Ces agents voyers peuvent, moyennant rémunérations accessoires, travailler pour le compte des municipalités. La route ou grande voirie dépend du Ministère des Travaux publics.
En France, les agents voyers dépendent du Ministère de l'Intérieur et sont responsables de la construction et de l'entretien des chemins vicinaux. Il y aurait eu 3 500 techniciens ou ingénieurs, recrutés localement et organisés en agence départementale placée sous l'autorité du préfet depuis 1836 et du Conseil général depuis 1867. Ces agents voyers peuvent, moyennant rémunérations accessoires, travailler pour le compte des municipalités. La route ou grande voirie dépend du Ministère des Travaux publics.
Le 31 Décembre 1868, Amédée démissionne de son
poste d’agent voyer cantonal pour s’établir Géomètre Arpenteur à Pont Audemer
(Eure). C’est à ce moment qu’il doit rencontrer Virginie Méduline POIGNANT. Il
restera géomètre arpenteur jusqu’en 1870 faute de trouver une clientèle
suffisante il cessera son activité (source : lettre d’Amédée OUIN).
Le Vendredi 12 Novembre 1869 nait Amédée René
Gustave POIGNANT aux Préaux (27). Il est le fils naturel de Virginie Méduline
POIGNANT et d’Amédée Joseph OUIN. Le fils d’Amédée et de Virginie décède le 30
Juillet 1870 aux Préaux, à l’âge de 8 mois.
Le 1er Avril 1870, Amédée Joseph OUIN
fait une demande au Préfet de Seine Inférieure (Seine Maritime) à l’effet
d’obtenir un poste d’agent voyer cantonal et fut admis de suite sur
présentation de ces certificats du département de l’Eure. il fut nommé agent
voyer à Fécamp, le 15 Avril 1870. Il restera à ce poste jusqu’au 15 Juin 1876.
Le 15 Août 1870, Joseph Amédée OUIN et Virginie
Méduline POIGNANT passe leur contrat de mariage devant Me Hippolyte Alfred
VIGOT, notaire à Epaignes (27). (Voir contrat de mariage et acte de mariage
ci-après).
Le 03 Octobre 1870 aux
Préaux (27), Amédée Joseph OUIN âgé de 26 ans épouse Virginie Méduline
POIGNANT, celle-ci est alors âgée de 39 ans et veuves 2 fois, la première de
Pierre Jérôme DELABARRE et la seconde fois de Jacques Romain (Jacobus Romanus)
d’HOIR. La mère de Joseph, Olive SALMON, fut très mécontente voire plus de ce
mariage. L’un des sujets de ce mécontentement était que Virginie Méduline
POIGNANT était déjà deux fois veuve et plus âgée qu’Amédée. Ce serait à cause
de ce mariage qu’Amédée Joseph OUIN s’expatria avec Virginie Méduline POIGNANT
à Cahors (Lot). Dans les années 1890, Amédée écrit à sa sœur Olivia OUIN épouse
PIOT et parle de son épouse mourante puis écrit ensuite sur du papier encadré
de noir, preuve qu’il est alors veuf de Virginie Méduline POIGNANT. Olive Marie
SALMON s’oppose à ce mariage par le ministère de Me LERAT huissier à Pont
Audemer (27) à la date du 13 Août 1870. Amédée Joseph OUIN produira pour son
mariage une main levée rendue le 10 Septembre 1870 autorisant l’officier de
l’état civil des Préaux (27) à le célébrer.
Le Dimanche 27 Août 1871, à
Fécamp (76), nait Leur fille Olivia Augustine Azima OUIN.
Le 15 Juin 1876, Amédée
Joseph OUIN démissionne de son poste d’agent voyer de Fécamp pour un poste plus
lucratif à ses yeux dans le service de la construction des chemins de fer de
l’Ouest. Il y prend son poste le 24 Juillet 1876. De cette date jusqu’au 30
Juillet 1879, Amédée Joseph OUIN a suivi les opérations de terrain et de tout
les travaux de construction de la ligne Barentin à Duclair, et à Caudebec en
qualité de piqueur.
Le Samedi 10 Février 1877, à
Duclair (76), nait Gabrielle Marie Louise Adèle OUIN, Amédée est alors Piqueur
attaché à la construction des chemins de fer de l’Ouest. Amédée et Virginie
habitent alors rue des Moulins à Duclair.
Le piqueur dans une exploitation de chemins de fer
est le trait d'union entre le personnel ouvrier et le personnel technique.
C'est lui qui manie le courage, le zèle et le dévouement de l'ouvrier dont
dépend en grande partie le résultat du but à atteindre. Faire son devoir,
assurer la sécurité des trains et réduire les dépenses : ce problème ainsi posé
fait ressortir le rôle important que le piqueur doit remplir. Au service de la
voie, le piqueur remplit un rôle analogue au contremaître dans les Ateliers. Il
juge de la façon dont le travail est exécuté, du temps employé pour le faire et
de la distribution des missions que chaque ouvrier doit remplir. Pour remplir
ce rôle, on conçoit aisément que le piqueur doit posséder les différents
métiers qu'il a la charge de surveiller et de guider. Mais où doit-il les
apprendre ? Nous possédons quelques opuscules donnant des instructions
générales mais qui ne permettent pas à l'ouvrier de se perfectionner dans son
métier, car ne l'oublions pas, le métier de piocheur est un véritable métier
que tout ouvrier n'est pas capable de remplir. Le tracé des voies sur le
terrain exige du raisonnement et de la réflexion. Les éléments de géométrie lui
sont indispensables. La routine seule le guidait. Dans les écoles industrielles
ces cours sont donnés dans un but différent et les conseils qu'il reçoit de son
piqueur constituent son bagage intellectuel, car peu de nos ouvriers ont
terminé leur école primaire. Le piqueur est recruté parmi les bons ouvriers
piocheurs et chefs piocheurs après un examen passé devant un jury. Un piqueur
consciencieux et instruit rend la tâche du Chef de section plus facile et les
services de surveillance et d'exécution se ressentiront avantageusement des
résultats qu'ils sont en droit d'en attendre. Mais là ne se bornent pas les
services que l'on demande d'un piqueur. Il doit encore être à même de
surveiller les constructions en bois et en maçonneries, les travaux de
terrassements, etc. Le calcul des terrassements était pour eux inconnu et, sans
avoir fait des études moyennes, ils seront capables de comprendre les devis des
travaux dont ils doivent surveiller l'exécution.
En 1880, Amédée et Virginie
voient leurs deux filles décéder, les 28 et 30 Novembre, Gabrielle et Olivia
meurent à Cénevières (46).
Dans l’indexation des archives
nationales (http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/fonds/edi/sm/F/EDIF14.html) afin d’y trouver le répertoire des dossiers
individuels des ingénieurs, chef et sous chefs de section du cadre auxiliaire
des Travaux Publics (XIXe s.) Inventaire-index par M Illaire, 2008, 117p. On y
trouve pages 31 et 119 les côtes du dossier individuel d’Amédée Joseph
OUIN : F/14/2929. On y apprend la cessation d’activité pour le Ministère
des Travaux Publics pour motif de
démission le 03.06.1882, Amédée a alors 38 ans. Dans son dossier professionnel
il est indiqué qu’Amédée Joseph OUIN a dû démissionner sans attendre l’accord
de sa hiérarchie afin de rejoindre Paris où des affaires familiales de première
importance l’attendaient.
Du 22 Septembre 1879 au 03 Juin 1882,
Amédée Joseph OUIN est alors Sous-Chef de Section 1ère classe à la
construction des Chemins de Fer, division de Cahors (LOT, 46) au service des
études de chemins de fer. Le 27 Mars 1880, Amédée Joseph OUIN est basé à Saint
Géry, commune proche de Cahors. On apprend sur sa fiche de personnel pour cette
année 1880, qu’Amédée est marié, et à deux filles. Il s’agit certainement de
deux filles de Virginie Méduline POIGNANT, dont Azima d’HOIR. Il est alors
attaché à la 2ème section de la ligne Cahors à Capdenac. On lui
confit alors les fonctions de Chef de Section.
Durant l’année 1881, Amédée Joseph OUIN
est chargé de la 3ème section de la ligne Cahors-Capdenac notamment
d’opérations sur le terrain et de préparation des projets d’exécution,
percement des galeries d’essai des souterrains de Cénevières,Bessac, Calvignac
et Lagarrigue.
En 1882, Amédée Joseph OUIN habite à
Saint Martin-Labouval, hameau sur la ligne de chemin de fer. Il perçoit à cette
époque un salaire de 2.400,00 Frs. A partir du 01er Juillet 1882,
Amédée Joseph OUIN est occupé comme dessinateur dans les bureaux de l’Ingénieur
ordinaire. Ce jusque sa démission le 27 Mars 1882.D’après le dossier
professionnel d’Amédée Joseph OUIN, l’ingénieur ordinaire nous précise
qu’Amédée démissionne pour passer au service d’un entrepreneur. Cependant, dans
sa lettre de démission (ci-après) Amédée Joseph OUIN justifie sa démission par
le fait que des affaires pressantes et familiales l’attendent à Paris.
En 1894 au décès de son épouse Virginie
Méduline POIGNANT, Amédée Joseph OUIN demeure à Mauriac (15). Le 14 Avril 1894 à Aujols, Virginie
Méduline POIGNANT décède à l’âge de 62 ans. Amédée est alors âgé de 50 ans. On
apprend sur l’acte de décès que ses parents Louis Victor POIGNANT et Luce
Virginie RIGOT, nés dans l’Eure (27) sont décédés à Saint Etienne Cantalès (15)
où ils étaient fleuristes-jardiniers.
En 1896, lors du recensement, Amédée
Joseph OUIN habite à Aujols (46), au lieu dit Puit-Neuf, avec Azima Coralie
OUIN, présentée comme sa nièce (alors qu’il s’agit de la fille de sa femme),
Amédée Joseph OUIN est dit Rentier.
Le 23 Avril 1897 à Aujols (46), Amédée Joseph OUIN a une fille avec
Azima Coralie Marie Thérèse d’HOIR, qu’il prénomme Germaine Angéline Azima mais qu’il ne
reconnaitra pas. Sa mère Azima Coralie Marie Thérèse d’HOIR la reconnait le 28
Mai 1897 à Aujols. Germaine d’HOIR meurt le 14 Janvier 1913 l’âge de 15 ans à Cormeilles
(Eure) d’une pneumonie (source : histoire familiale, Marie-Thérèse
BRIENS). Nous n’avons pas à ce jour de photo de Germaine OUIN-d’HOIR.
Le 04.03.1900 à Cahors (46), nait Yvonne Gabrielle
OUIN, fille d’Amédée Joseph OUIN et de mère inconnue. Amédée a 56 ans et habite
alors Place de la Croix, à Cahors (Lot), il est dit agent voyer communal.
_
Amédée Joseph OUIN, 57 ans, chef de famille, agent voyer communal, employé par
la Mairie,
_
Azima Coralie d’HOIR, 40 ans, épouse, sans profession,
_
Germaine OUIN, 4 ans, fille,
_
Yvonne OUIN, 1 an, fille,
_
Pélagie LUGAN, 15 ans, domestique.
La présence d’une domestique
indique un niveau de revenus conséquent pour ce début du XXème siècle.
De 1901 à 1907 Amédée Joseph
OUIN sera employé voyer communal pour Cahors (46).
Le 10.02.1907, à Cahors (Lot) Amédée Joseph OUIN meurt, il est âgé de
63 ans. Sur son acte de décès est écrit qu’il est veuf de Virginie POIGNANT, ce
qui valide le mariage de 1870. Virginie POIGNANT est le nom de la mère d’Azima
d’HOIR, «épouse » d’Amédée Joseph OUIN. Il est à noter que la légende
familiale dit qu’ils ne se sont jamais mariés. Fait confirmé par l’absence
d’acte de mariage, par l’acte de décès d’Azima Coralie d’HOIR dans lequel elle
est dite célibataire. Amédée Joseph OUIN s’est donc marié avec Virginie
Méduline POIGNANT veuve d’HOIR en 1870. Puis au décès de son épouse en 1894, Amédée
se lie d’amour avec la fille de Virginie Méduline POIGNANT et de Jacques Romain
d’HOIR, Azima d’HOIR, née le 31 Décembre 1860 à Pont-Audemer (Eure). Suite au décès d’Amédée Joseph OUIN j’ai demandé à consulter les tables
de successions et absences de succession de Cahors (46), côte 3Q437 des
archives du LOT (46). On y voit que le décès d’Amédée Joseph OUIN y est bien
inscrit et que la succession a été faite le 09.01.1908. Il y est inscrit
également qu’Amédée Joseph OUIN est veuf de V. POIGNANT.
En espérant que cela vous a permis de mieux connaître notre aïeul !Dimitri
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